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Les sites de rencontres Musulmans
Youcer Sow
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Les résultats d’une étude réalisée par l’IFOP il y a quelques années pour le site Inshallah, ont dévoilés de façon tout à fait remarquable, certains aspects assez importants de la relation liant les musulmans avec le mariage ainsi que l’importance qu’ils lui accordent dans leurs vies. En effet, selon cette étude, 88% des musulmans considèrent que le mariage est important contre 56% du reste des français, 88% sont disposés à faire appel à un site de rencontre et 92% sont intéressés par les sites de rencontre entre musulmans. Aussi, cette étude a établi que 73% des musulmans sont contre le fait d’avoir des rapports sexuels avant le mariage, que 83% sont contre l’idée du choix du conjoint par les parents des futurs mariés, et que 80% sont prêt à épouser une personne d’un pays différent de celui des parents.

Ce sondage a en réalité montré la place qu’occupe le mariage dans la vie des musulmans mais aussi qu’ils sont majoritairement prêts à disposer de tous moyens leur permettant de faire aboutir cet acte qu’ils considèrent être : « la moitié de la religion » comme l’a dit le prophète. Cependant, il y a de part et d’autres, des personnes qui, par ignorance ou excès de zèles, viennent remettre en cause ou attaquer ce type de procédé sous prétexte que la porte d’entrée des sites de rencontre est, selon elles, celle qui mène vers la fornication et la perversité. Pourtant, entre le fait de rencontrer quelqu’un dans le but d’établir un lien qui peut mener à un mariage et la perversité ou la fornication, il y a un énorme fossé. C’est pour cela, qu’avant d’aller plus loin dans cet article qui vise justement à montrer la position de l’islam face à l’utilisation des sites de rencontres à des fins négatives et douteuses, il est important de souligner qu’en toute rigueur et en réponse aux exigences de la pudeur, l’islam est absolument favorable au principe de se rencontrer et d’échanger mais certainement pas à celui de la perversité ou de l’immoralité quelque soit sa forme.

L’importance de chercher l’âme sœur

Comme il a été traité dans la rubrique « Vos questions, nos réponses », il est important de savoir faire la différence entre « tawakkoul » et « ittikal » car le premier est le fait de placer sa confiance en Dieu tout en étant actif, c'est-à-dire en essayant de se créer des opportunités alors qu’inversement, le second lui, consiste à s’en remettre totalement à Dieu sans effectuer le moindre effort et sans chercher à maximiser ses chances. C’est d’ailleurs non pas « ittikal » mais « tawakkoul » que le prophète a exigé de mettre en pratique lorsqu’il discutait avec Seyidna Mu’adh (cf. question : chercher l’âme sœur ou attendre ? dans la rubrique « Vos questions, nos réponses »).

Donc il faut chercher à se marier. Et l’islam dans cette recherche de mariage sain nous encourage à lever les voiles du doute existant entre ces deux personnes pour en faire une motivation et des certitudes, tout en veillant, bien entendu, à ne pas s’égarer de la voie du respect des vertus morales.

A ce sujet le prophète a recommandé à Jabir : « Si vous voulez vous marier avec une femme alors, si vous pouvez, regardez en elle ce qui pourrait vous séduire pour le mariage » et Jabir a lui-même affirmé : « Et lorsque j’ai voulu me marier avec une femme je me cachais pour l’observer jusqu’à voir en elle ce qui m’a encouragé à l’épouser puis je l’ai fait » (Ahmad, Abou Daoud, Hakim). Le prophète a aussi recommandé à Moughira ibn Shou’bah lorsque celui-ci envisageait de se marier : « Cherche à la voir car c’est ce qui est plus à même de mettre l’entente entre vous par la suite » (Ahmad, Abou Daoud, At-Tirmidhi, Ibn Majah, Nassai).

L’islam guide à travers ces sources, les pas de ceux qui cherchent l’union par la voie de la pudeur, car bien qu’il est important de connaitre celui ou celle que l’on choisit pour la vie, il subsiste tout de même des attentions qu’il faut avoir vis-à-vis des limites que comporte la démarche car on ne se doit pas d’interroger une personne qui nous est étrangère sur des sujets indiscrets. Cela, peut être mal perçu et nuire à la relation. Une conversation doit conserver des piliers car Allah dit : « Et lorsque vous parlez soyez juste même s’il s’agit d’un proche parent ». S.6 V152 et dans un autre verset il dit : « Et dis à mes serviteurs de s’exprimer de la meilleure manière car le diable sème la discorde parmi eux » S.17 V53. Et le prophète y a ajouté : « le croyant n’est ni médisant ni grossier ni vulgaire et ne maudit pas les autres » (At-Tirmidhi), et il dit : « Celui qui croit à Allah et au jour dernier qu’il dise du bien ou qu’il se taise » (Muslim). Tout ceci se doit d’être le code à appliquer pour purifier sa langue et sa relation avec l’autre. Considérer la sensibilité de ses interlocuteurs et faire preuve de sagesse dans ses discours ne peut qu’assainir la relation engagée.

Les sites de rencontres sont-ils licites ?

A la vue de toutes ces sources coraniques et prophétiques, il apparait désormais clair que la question de licéité ou non des sites de rencontres, lorsque l’on ne bafoue pas les valeurs morales ou que l’on ne transgresse pas les limites que fixe notre foi, ne se pose plus car jusqu’à preuve du contraire, tout moyen de rencontre, d’échange ou de partage est totalement licite. Et d’ailleurs, Allah l’affirme : « O vous les hommes, nous vous avons crées à partir d’un homme et d’une femme et avons fait de vous des peuples et tribus différents afin que vous vous entre-connaissez » S.49 V13. Dans un autre verset Il dit : « Entraidez- vous dans la bonté et la piété non pas dans le péché et la transgression » S.5 V2. Notre maitre le Prophète a dit : « Les croyants sont tel un mur, les uns solidifient les autres. » (Bukhari).

Contrairement aux idées reçues, un homme peut parfaitement entretenir une relation amicale avec une femme sans déroger aux limites de la pudeur et inversement. Cela s'accorde uniment aux rapports entre humains. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) nous engage explicitement à créer et maintenir ces relations humaines, « Le croyant qui fréquente les gens et supporte leur gêne est meilleur que celui qui ne les fréquente pas et n'endure pas leur nuisance.» (At-Tirmidhi). Il ne faut donc pas abhorrer les sites de rencontres en les qualifiant de brèche aux abus et à la débauche. Rappelons que ce n'est qu'un outil purement disposé aux personnes, ainsi libre à chaque individu d'en disposer le plus sainement. Attacher un zèle aux prescriptions et enseignements de notre religion rendra l'échange et le dialogue quiets et décents. Ce qui bien sur s’obtiendra en respectant l'interlocuteur, il est indispensable dans ce cas-là d'établir et d'observer certaines attitudes. La politesse, l'honnêteté, la compréhension et la pudeur doivent être les socles de nos échanges et de nos propos. Elles ne se dissocient d'ailleurs pas de la foi : «La pudeur et la foi vont de paire, lorsque l'une des deux disparaît l'autre disparaît également.» (Bukhari)

Chères lectrices, chers lecteurs, le recours aux sites de rencontres en vue d'une alliance amoureuse et sincère reste avant tout un moyen d’usage des outils contemporains pour offrir une meilleure commodité et une meilleure accessibilité. Il serait alors très important de ne pas juger la fonction d'un outil, mais plutôt le caractère de son utilisation. Il ne faut très certainement pas oublier que : « les actes ne valent que par leurs intentions » (Bukhari)

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Rencontre chez les Musulmans

Les femmes dans l’Islam

« Les femmes sont égales aux hommes » hadith Dans ce monde actuel, de plus en plus de voix s’élèvent contre l’islam. Cette religion qui aujourd’hui est la cible de multiples critiques et accusations. Les appels qui lui sont lancés pour le respect des droits de l’Homme sont dus essentiellement à la place de la femme, qu’ils jugent inhumaine, et non compatible avec les valeurs de ce siècle. On entend partout que la femme n’a aucun droit dans l’islam, qu’elle a plus de devoirs que l’homme, qu’elle vit dans l’humiliation et la soumission. La femme musulmane serait battue, voilée, lapidée, excisée, lésée dans son héritage, blessée et trahie dans ses sentiments lorsqu’elle subi la polygamie.

Avant d’aller plus loin, il faut rappeler qu’il est essentiel aujourd’hui avant de porter un jugement, de faire la différence entre l’islam, dans sa grandeur et sa pureté, et les musulmans, avec leurs traditions, leurs faiblesses, et leurs manières d’interpréter l’islam. Les musulmans ne sont pas toujours à l’image de l’islam. Ainsi donc tout grief à l’encontre de l’islam est donc de ce point de vue infondé.

Ces accusations au sujet de la femme qu’on entend tous les jours sont très récentes. En effet, au début de l’islam, les notables mecquois justifiaient leur refus de l’islam en disant qu’ils n’accepteraient jamais une foi qui n’est embrassée que par des femmes, des enfants et des esclaves. Avant, ils l’appelaient la religion des femmes, et aujourd’hui la religion des hommes.

Avant ils disaient que c’était une femme qui inspirait le Prophète et lui enseignait des récits anciens, comme le dit le Saint Coran : « Nous savons pertinemment qu’ils disent c’est un mortel qui lui souffle ce qu’il dit ». s.16, v.103 Et lorsqu’on les invitait à la foi ils répondaient « Voulez-vous qu’on croie comme ces faibles d’esprit ? » s.2, v.13, faisant ainsi allusion aux femmes, aux enfants et aux esclaves. Preuve que la situation s’est complètement inversée. Pourtant, il y a une chose qu’ils ne sauraient mettre en cause. Il s’agit d’une réalité historique, qu’aucune langue ne saurait éteindre : la première personne à avoir embrassé l’islam est une femme. En effet, alors que le Prophète revient du mont Hira, où le Coran vient de lui être révélé, sa femme Khadija a immédiatement cru.

Automatiquement, pas par contrainte ou par amour aveugle pour son époux, mais plutôt par conviction. Elle explique au prophète les raisons de sa foi par ces propos : « Tu es un homme véridique dans tes propos, bienfaisant avec ses proches, digne de confiance, autant de qualités qui font que jamais ton Seigneur ne te fera goûter l’humiliation. » (Bukhari) C’est à l’issue de cette discussion que l’ange Jibril est descendu, portant avec lui les premiers versets de la sourate Muddathir, lui disant : « O toi le vêtu d’un manteau, Lèves toi et avertit (ton peuple). Et glorifie ton Seigneur. » s.74 v.1-3

Une manière de lui dire, maintenant que tes arrières sont assurés, protégés par ta femme, maintenant que tu as été fortifié par ton épouse, tu peux te permettre d’inviter les autres à l’islam. « Et glorifie ton Seigneur » pour ses faveurs parmi lesquelles le soutient et l’assistance d’une femme noble, pieuse, fidèle et impliquée dans le message de son compagnon. Et miséricorde à Omar Ibn Al Khatab lorsqu’il dit : « derrière tout grand homme une femme ».

Il suffit tout simplement d’apprendre l’histoire pour savoir que dans l’islam la femme n’a jamais été précédée par l’homme, ni laissée en arrière. Comme lui, elle a cru, immigré en compagnie du prophète lorsqu’il fut victime de l’intolérance de son peuple, la femme a toujours su donner sa part à l’édification et la transmission des valeurs humaines et spirituelles à savoir celles de l’islam. Pour ne citer que quelques exemples, on ne peut exclure Seydatouna Aicha dans la science des hadiths, ni Seydatouna Hafsa dans la récitation coranique, ni Seydatouna Oum Salama dans l’exégèse du Saint Coran.

Chers lectrices et lecteurs, l’égalité entre les hommes constitue l’essence de tout message divinement inspiré et ceci en dépit de leurs races, couleurs, sexes, traditions et coutumes. On peut tout résumer en une phrase : « vous êtes tous issus d’Adam » (Abou Daoud). Face à l’islam, le mérite ne peut venir que de ce qu’on a acquis et la gratitude est l’exclusivité des bienfaisants quelque soit le sexe ou la race ou même le milieu social auquel ils appartiennent. Comme le montre le Coran : « Celui qui fait de bonnes œuvres, homme ou femme, du moment qu’il est croyant, nous lui donnerons la récompense digne de cela » s.16, v.97

Le véritable problème aujourd’hui est l’instrumentalisation que l’on fait sur le sort des femmes et la stigmatisation de certains. J’aimerais souligner ici, à titre personnel, que le combat féministe ne doit pas se concrétiser sous un seul modèle et ne doit pas devenir discriminatoire en excluant certaines femmes tout simplement parce qu’elles se revendiquent de tel ou tel courant idéologique, religieux ou culturel. Pour être féministe et défendre le sort des femmes dans les sociétés, on n’a pas besoin de se défaire de son identité et de sa foi.

La situation devient plus étonnante encore lorsque des voix s’élèvent pour parler au nom des musulmanes, voire leur imposer la manière dont elles doivent vivre leurs propres choix. L’heure n’est plus aujourd’hui à la colonisation des esprits ou la diabolisation des différences. Agissons. Unissons nous où que nous soyons afin de mettre fin aux injustices faites aux femmes. Rejoignons notre force à celle de l’islam pour dire à qui veut l’entendre : « Les croyants et croyantes sont tous des alliés. » s.9, v.71 , « Vous tous hommes et femmes êtes pareils aux yeux de votre Seigneur » s.3, v.195 , « elles ont autant de droits qu’elles ont de devoirs » s.2, v.228 « Comportez vous convenablement envers elles; et si vous avez de l'aversion pour elles, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Dieu vous fasse grand bien. ».s.4, v.19. Ou encore « le plus noble auprès d’Allah reste le plus pieux » s.49, v.13. C’est cela, l’islam de l’égalité entre les peuples, races et sexes. Pour conclure sur ces versets, celui de la sourate Ahzab doit faire réfléchir : « Les soumis hommes et femmes, les dévoués hommes et femmes, les véridiques hommes et femmes, les endurants hommes et femmes, les pieux hommes et femmes, les bienfaisants hommes et femmes, ceux qui jeûnent hommes et femmes, les chastes hommes et femmes, ceux qui invoquent leur Seigneur, hommes et femmes ». s.33, v.35

Allah a pris soin de citer ses serviteurs à la fois au masculin et au féminin, pour faire tomber les tentatives de ceux qui pensent que le spirituel et le moral sont une exclusivité masculine. Malheureusement personne ne nuit à l’islam plus que les musulmans. Ceux qui pour asseoir leur domination sur la femme sont prêt à instrumentaliser la religion parfois sous prétexte qu’elle est « une perle qu’il faut préserver », et en choisissant de chosifier la femme ils oublient la parole du Prophète, qui s’est adressé aux croyants peu avant sa mort, lors du dernier pèlerinage : « Ô peuple! En vérité vos femmes ont des droits sur vous. Assurez-leur le meilleur traitement, vous les avez comme dépôt de la part de Dieu et vous avez pris possession d’elles par des paroles divines. Craignez donc Dieu en ce qui concerne les épouses et je vous ordonne de bien les traiter. » (Muslim)

En ce qui concerne l’héritage de la femme en islam, il est assez répandu dans les langues des uns et des autres que celles-ci ne prendrait que la moitié de l’homme. Cette accusation est infondée car en nous plongeant dans le droit islamique on se rend compte de la réalité suivante :

  • Il y a trente quatre cas dans lesquels dans l’héritage la femme se retrouve au milieu d’hommes.

  • On note quatre cas dans lesquels la femme hérite la moitié de l’homme.

  • Cinq cas dans lesquels la femme hérite et l’homme n’hérite rien.

  • Onze cas dans lesquels ils héritent au même niveau.

  • et quatorze cas dans lesquels la femme hérite plus que l’homme.

On voit difficilement où peut se trouver l’injustice ici. Quant à la polygamie, l’islam ne l’impose pas, ne l’ordonne pas et qu’il soit clair, il ne la recommande pas mais laisse à tout un chacun le libre choix d’être polygame ou non selon les cultures et civilisations et besoins. Toutefois, Allah dit : « Si vous pensez ne pas être équitable, alors tenez vous en a une seule » s.4, v.3

Parfois, à tort on justifie certaines pratiques coutumières par l’islam comme c’est le cas de l’excision. Il est bon à savoir que le prophète n’a excisé aucune de ses filles, et aucune de ses femmes ne l’a été d’ailleurs comme le souligne Omar : « Nous la tribu de Quraich, nous ne connaissons pas l’excision ».

Juger une chose sans la connaître est pur égarement. Diaboliser ce qui déjà nous fait peur ne nous guérit pas. Il ne faut pas faire de nos différences une division. Face à la diversité le dialogue s’impose. Les hommes vivront en paix le jour où ils saisiront la divine parole : « Ô vous les hommes nous vous avons créés à partir d’un homme et d’une femme, nous avons fait de vous des peuples et tribus différents afin que vous vous entre connaissez. ». s.49, v.13

Lucie Dupuis

il y a 3 mois

Rencontre chez les Musulmans

Approcher une femme déjà fiancée

L’interdiction pour tout croyant de faire des avances ou d’approcher une femme déjà fiancée en vue d’un mariage, relève d’un consensus juridique entre les différentes écoles. Elles se référent aux multiples sources dans lesquelles notre maître le prophète, paix et salut sur lui, interdit formellement à tout croyant de faire des avances à une femme déjà fiancée à un autre. (Bukhari, Muslim entre autre).

Mohamed Dahab

il y a 3 mois

Rencontre chez les Musulmans

Un homme qui serre la main aux femmes

Le fait pour un homme de serrer la main à une femme qui lui est étrangère suscite des divergences au sein des savants musulmans certains le rejettent tandis que d’autres l’acceptent. Vu la sensibilité de cette question nous allons ramener les preuves de chacune des deux parties.

1. Les arguments de ceux qui le réfutent :

  • Le hadith rapporté par Ahmad, An-Nassâ’î , par Ibn Mâjah dans lequel notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Certes, moi je ne serre pas la main aux femmes. ».

  • Celui rapporté par Bukhari et Muslim où Le Prophète (pssl) dit : « Chaque enfant d’Adam a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber :… la main dont sa fornication est le toucher…, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe. ».

  • Celui rapporté par Muslim selon notre mère Aicha (qu’Allah l’agrée) qui dit : « Je jure par Allah! La main d’une femme n’a jamais touché la main du messager d’Allah, Il prenait plutôt le serment d’allégeance des femmes verbalement. ».

  • Le hadith rapporté par Tabarani D’après Seyidna Ma`qil Ibn Yasâr, selon qui notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Mieux vaut pour l’un d’entre vous de se voir planter une aiguille en fer dans la tête que de toucher une femme qui lui est interdite. ».

  • Toutes ces sources ont conduit certains à considérer le fait de serrer la main d’une femme étrangère comme étant proscrit.

2. Les arguments de ceux qui ne le bannissent pas :

D’autres savants affirment totalement le contraire et expliquent les sources prophétiques ci-dessus par une autre approche.

  • Par rapport au hadith a), ils disent que le Prophète (pssl) a utilisé le terme « إني » qui signifie « Certes, moi », ce qui est une tawkid qui démontre que le fait de ne pas serrer la main des femmes lui est une exclusivité qui ne concerne pas les autres musulmans. Comme lorsqu’ il est arrivé lors de l’hégire vers Médine, le compagnon Abou Bakr emmena deux montures qui lui appartenait et présenta la meilleure à notre maître qui lui répondit : « Certes, moi je ne monte pas un chameau qui ne m'appartient pas », et Abu Bakr répondit « Ô Messager d’Allah, je t’en fais cadeaux », Notre Maître, paix et salut sur lui, lui dit : « Plutôt vend le moi et je te payerai plus tard ».

    Ici en analysant les deux phrases on voit la similitude :

    « Certes, moi Je ne serre pas la main aux femmes. »

    « Certes, moi Je ne monte pas un chameau qui ne m'appartient pas. »

    On retrouve dans les deux phrases le même terme « إني » : « Certes, moi » pourtant tous les ouléma s’accordent sur le fait qu’il n’est nullement interdit de monter une monture qui ne nous appartient pas, cela fait parti plutôt de ce qu’on appelle « les exclusivités prophétiques ». Pourquoi donc faire la différence avec le fait de serrer la main aux femmes. D’autant plus que le hadith c) d’Aicha illustre aussi le cas d’exception du Prophète (pssl).

  • Concernant le hadith b) où il est dit que la main fornique par le touché, il est très important de prendre en considération les réalités linguistiques car dans le vocabulaire islamique le verbe « toucher » est utilisé pour désigner pudiquement l’acte sexuel, et ceci dans les versets coraniques et hadith prophétique, comme cela est rapporté dans le commentaire de Seyidn a Ibn `Abbâs de la formule coranique : « ou si vous avez touché les femmes ». Ibn `Abbâs dit en effet : « Toucher une femme », dans le Coran cela signifie avoir un rapport sexuel avec elle. L’examen des versets coraniques où figurent cette expression confirme manifestement cette interprétation : « Elle dit : Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée ?" » s.19 v20; « Et si vous divorcez d’avec elles sans les avoir touchées. » s.2 v237.

    Dans ce hadith, il n’est donc nullement question du fait de serrer la main d’une femme mais plutôt de caresser et de s’adonner aux préliminaires par le toucher en vue du péché. D’ailleurs on note à la fin du hadith b) : « et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe ». C’est aussi le cas pour le hadith d).

En ce qui nous concerne nous adoptons la vision du deuxième groupe d’ouléma qui ne voit nullement le mal à serrer la main aux femmes lorsqu’il n’est nullement mal intentionné.

Mickael Sall

il y a 3 mois